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L'Oignon

Texte d'Amélie Mouliac

Texte lauréat de l’Aide à la création

de textes dramatiques ARTCENA 2021

Texte Amélie Mouliac 

Mise en scène Joséphine Thiocone

Distribution Bastien Bangil, Lucie Clémens, Maëva Dapina, Victoria Mackay, Flavien Rabain, Cécile Tisseyre ​

Création sonore Marie-Lou Henry-Viel

Création lumière Jade Rieusset​

Collaboration artistique (recherche et 1ère résidence de création) Julia Marini​

Co-réalisation Théâtre de la Croisée des Chemins (Paris)

Avec le soutien du Centre Européen de Conques en création, Département de l’Aveyron, Trioletto (Montpellier), Banque Populaire du Sud, Caisse d’Assurance Maladie de l’Hérault​

Synopsis

 

Une jeune fille sur une balançoire. Un homme qui la pousse.

Des rires.

Silence.

Un silence brutalement interrompu par des cris.

Le bruit de quelque chose qui s'éclate contre une fenêtre.

Nadège.

Des silences qui taisent. Des paroles qui s'embrouillent.

Des corps qui se réveillent.

Paul.

Elma.

Des sens exacerbés qui envahissent brutalement sans prévenir jusqu'à devenir omniprésents et insupportables.

Puis des images.

Le silence.

Un compte à rebours dans la mémoire.

 

La boîte noire…

… celle de l’amnésie traumatique causée par les violences sexuelles sur mineurs.

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À ce jour, aucun texte de loi ne précise que l’amnésie traumatique peut être considérée comme un obstacle insurmontable pour dénoncer pénalement les faits.

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L’Oignon porte avec pudeur et délicatesse le réveil brutal de cette mémoire traumatique avec l’espoir d’une résilience par la libération et le recueil de ces paroles.

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Note d'intention

Dans L’Oignon, les spectateurs.trices suivent des récits de levée d’amnésie traumatique conséquences de violences sexuelles dans l’enfance.

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Trois personnages, deux femmes, un homme, des milieux socio-économiques différents, des âges différents, des genres différents. Pourtant tous trois se trouvent confronté.es au même mal: vivre avec le traumatisme de violences sexuelles subies pendant l’enfance, preuve de la malheureuse universalité de ces violences.

Tous sont atteints d’amnésie traumatique. Un trouble de la mémoire (très) fréquent que l’on retrouve chez les victimes de violences sexuelles. Tant que dure l’amnésie traumatique, les victimes n’ont pas accès à la totalité ou à une partie des souvenirs des violences qu’elles ont subies, et cette amnésie peut durer plusieurs dizaines d’années.

 

Les souvenirs rejaillissement par flash-back, sensations corporelles, odeurs, sons et bouleversent tout dans leurs vies. Avec cette sensation de devenir folle ou fou, l’impossibilité de pouvoir expliquer à ses proches ce qui leur arrivent, face à la brutalité de ces réminiscences: le désarroi.

 

Il y a Nadège, qui est un personnage en marge, solitaire, issue d’un milieu modeste. Paul, issu de la classe moyenne, un monsieur « tout le monde », Papa d’un petit garçon, vivant avec sa compagne, Sarah. Et enfin, Elma, produit de la bourgeoisie, en ménage avec Yann, qui lui fait subir des violences psychologiques et physiques. Puis il y a Camille, le “liant”, comme une allégorie de la conscience, leur conscience, une figure de l’enfance, innocente et pure, mais qui sait, qui a vécu, qui a accepté sa levée d’amnésie et qui vient pour libérer la parole. Elle accompagne les trois autres protagonistes tout au long de la pièce.

 

Ce texte est brut, fort, criant de vérité, empreint de cette urgence à parler. Dès la première lecture de L’Oignon et de la rencontre avec l’autrice, une évidence s’est constituée: il fallait mener ce texte au plateau. L’amnésie traumatique est un sujet encore trop tabou tant dans les médias, à l’école, entre ami.e.s ou encore en famille. Nous sommes convaincu.e.s que le théâtre peut être un réel moyen d’informer, de sensibiliser, d’alerter, de rendre visible et d’être porteurs de ces voix malheureusement si nombreuses.

 

Ce spectacle est une nécessité, pour mieux écouter et comprendre. Pour tenter que le silence cesse et que la parole se libère face à l’omerta et le tabou que constituent les violences sexuelles faites aux enfants. constituent les violences sexuelles faites aux enfants.

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